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Conference Coverage in French

Read coverage of the International Conference in French by Agnès Tailé, 2009 Courage in Journalism Award winner from Cameroon.

Lire la couverture de la Conférence Internationale en français par Agnès Tailé, gagneuse du Prix du Courage dans le Journalisme 2009, de Cameroun.

Interview Avec Hamdi Khadija, Première Dame Sahraoui


Photo by Anthony Tilghman
Agnès Tailé and Hamdi Khadija, Première Dame Sahraoui
"Les jeunes femmes qui travaillent dans les médias nécessitent beaucoup de formation ce qu’on ne peut pas faire malheureusement."

Hors mis sa tenue de femme sahélienne, rien ne la différencie des centaines de femmes invitées et déléguées à la Conférence Internationale des Femmes dans les Médias, organisée par la Fondation Internationale des Femmes dans les Médias.  Pourtant, Hamdi Khadija est la première dame de la République Sahraoui, un territoire qui se bat pour sa totale indépendance.

Agnes Taile: Quelle appréciation faites vous de l’initiative de l’IWMF ?

Hamdi Khadija: Tout d’abord je veux remercier l’IWMF. Je remercie aussi Mr. Howard Buffet pour m’avoir invité personnellement pour assister à cette grande conférencequi a été pour moi une grande initiative mais aussi une grande découverte des femmes des médias. Moi j’ai beaucoup travaillé dans le média national. Je suis fondatrice du journal Le 8 Mars des Femmes. Et maintenant, comme ministre de la culture, je suis fondatrice d'une nouvelle revue qui s’appelle Le Forum Culturel Saharaoui. C’est très important. J’ai travaillé dans des émissions des radios, j’écris aussi dans les médias saharaoui et d’autre médias. Alors je  me suis découverte de nouveau dans un monde  qui m’appartient mais aussi dans un monde de femme parce que j’apprécie beaucoup les femmes.  Je lutte toujours au niveau du Front Polisario, au niveau du gouvernement Saharaoui pour l’émancipation des femmes, pour la participation politique des femmes. Je suis très convaincue  que les femmes doivent arriver au pouvoir parce que sans la participation des femmes, on ne peut pas faire beaucoup de choses pour nos sociétés. J’ai participé aussi à mon parlement, je suis restée 11 ans au parlement en défendant surtout, surtout le cause des femmes. Alors la conférence, c’est une belle opportunité. C’est une rencontre historique des femmes ça m’a donnée l’opportunité d’échanger d’idées avec beaucoup de femmes très respectées, avec des grandes expériences du journalisme mais aussi ce sont des femmes qui ont  une vue très clair sur le futur du monde, mais aussi elles ont des idées très grandes pour changer le monde.  Je suis très sûre, très convaincue qu’avec les femmes on peut faire beaucoup de choses.

AT: Justement quelle est la place qu’accorde le gouvernement Saharaoui à la femme?

HK: Vous savez bien que nous somme un peuple bédouin, et souvent la participation des femmes dans les sociétés bédouines elle est très connue. Nous sommes une société très ouverte, musulmane mais très ouverte sur le monde, très tolérante, et la  participation des femmes a toujours été une tradition.  Avec la révolution, avec la proclamation de la République Saharaoui les femmes ont trouvé une place un peu normale. On n’a pas de problème de participation mais ça ne veut pas dire que tout est terminé. Non. On doit lutter. Parce qu’on a des problèmes comme toutes les femmes africaines surtout des élections, au niveau des candidatures, au niveau des choix des femmes pendant les élections. C'est pourquoi c'est très important de continuer la lutte pour que  ces femmes aient le droit de voter, qu’elles aient tout les droits civils, politiques.  Elles doivent exploiter d’une manière positive le droit qu’elles ont maintenant au niveau de la République Saharoui.

 AT : Quelle est la place des femmes dans les médias ?

HK: Elle sont là, elles sont là. Je fais partie d’une première génération qui a  travaillé dans les médias saharaoui. Je continue, je ne peux pas lâcher ça malgré les engagements politiques etc… Maintenant on a une nouvelle génération à la télévision saharaoui, à la radio nationale saharouie, dans les journaux, elles ont leur  point de vue leur manière d’écrire, leur manière de présenter les programmes.  Mais aussi on a des problèmes.  Parce que la situation qu’on vit c’est une situation qui est instable. On vit toujours en conflit avec nos voisins pour ne pas dire notre voisin le Maroc. Malheureusement, les jeunes femmes qui travaillent dans les médias nécessitent beaucoup  de formation ce qu’on ne peut pas faire malheureusement. Alors je fais un appel à la Fondation Internationale des Femmes dans les Médias,  de nous aider dans ce domaine. La formation des femmes dans les médias, c’est très important parce que là au Sahara occidental, la république Saharaoui, ou bien au Cameroun, au Sénégal, au Maroc, aux Etats-Unis, toujours les femmes, elles ont le même rêve, elles ont le même espoir pour un monde qui respecte les femmes mais aussi un monde où nos enfants peuvent vivre librement et dignement.

 AT : Nous sommes à l’ère des nouvelles technologies de l'information et de la communication.  Quel est l’impact sur les médias dans votre pays?

HK: Nous sommes un peu en retard. Vous savez le monde maintenant c’est la communication. Mais la communication c’est l’argent. Pourtant nous sommes un peuple très riche, un pays très riche. Nous sommes la première banque mondiale de la pêche nous avons un très haut pourcentage de phosphate, nos avons la technologie alternative qui est le soleil qui est l’avenir de la planète mais malheureusement c’est plus de 58 ou 60% du pays qui est occupé par le Maroc. Alors on ne profite pas de nos richesses. On vit de l’aide internationale, de l’aide humanitaire. Alors comment vous voulez ma sœur qu’on fasse des médias avec la technologie qui existe maintenant ? Il faut vraiment des possibilités économiques,  il faut la formation des gens. C’est ce qu’on essaie de chercher.

 AT : Quel est votre plus grand souhait ?

HK: Le premier objectif, c’est l’indépendance totale. Le retour de plus de 160,000 réfugiés saharaoui qui vivent  maintenant dans le désert algérien.  J’ai le rêve de retourner dans mon pays que j'ai quitté à l’âge de 18 ans. Toute ma vie je l’ai vécue dans les campements des réfugiés. J’ai fais mes enfants dans les campements des réfugiés avec d’autres femmes bien sûr. C’est ça le premier but. Le retour, la liberté nationale de mon peuple. Et pour les femmes, je souhaite de voir nos femmes toujours très fortes, très résistantes dans les postes de décision pour changer la situation sociale, politique, et culturelle dans mon pays comme toutes les femmes du monde.

AT : Femmes battante, femme de pointe, dame de fer d’une part, première dame, militante, vous avez été au parlement, ministre de la culture, entre deux avions tout le temps. Comment faite-vous ?

HK: C’est très difficile. J’ai été invitée ici comme première dame, c’est un honneur pour moi.  Mais il y a l’autre face que beaucoup de monde ne connait pas. Je ne suis pas une première dame classique. Je suis une première dame militante. Même si je suis  entre les avions, je vis dans dans une maison simple avec les réfugiés. J’ai mes voisines, j’ai mes collègues de travail,j’ai lutté avec les femmes, j’ai cherché de l’eau difficilement comme toute femme africaine, j’ai élevé mes enfants avec mon lait maternel. C’est la réalité mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas forte. Je suis très orgueilleuse. C’est très difficile de jouer tous les rôles. Le rôle social, le rôle politique, le rôle d’une mère, le rôle d’une épouse de chef d’Etat aussi dans des conditions  exeptionnelles. Mais je trouve que le force est le secret de resister, et il  est là. C’est de faire tout pour résister et rester toujours une femme saharaoui très forte.

Propos recueillis par Agnes Taile Weinert


Les femmes leaders des médias sont à Washington

Ça y est ! C’est parti pour quatre jours de travaux intenses des reines des écrans, micros, plumes et claviers. Il s’agit pour ces femmes, leaders des médias dans le monde, d’examiner de près leur situation dans ce secteur d’activité oh combien masculinisé. Quatre-vingt déléguées ! D’une part, c’est peut-être peu s’il faut représenter chaque pays du monde entier, mais d ‘autres part, s’il faut bien faire le tri et retenir celles qui doivent réfléchir pour les autres, le chiffre ne compte pas. C’est bien ce qu’a pensé et réalisé l’IWMF (International Women’s Media Foundation) qui a mis les petits plats dans les grands pour que cette conférence internationale ne souffre d’aucun manquement. La cérémonie d’ouverture de la conférence au  « Kalb Report » annone les couleurs d’un programme intense, instructif et prometteur quand à l’égalisation des chances des femmes et des hommes dans les rédactions.


Diane Sawyer : une vie dans l’information
Au National Press Club, face au vétéran Marvin Kalb, aussi légendaire qu’imperturbable, elle était là : Diane Sawyer. Fraichement de retour du Japon, Diane n’a pas caché son insatiable soif d’informer. «  J’ai senti que c’était une expérience à vivre … Je me suis sentie interpellée » répond-elle à Marvin qui a bien voulu comprendre le pourquoi de cet autre voyage. Interrogée sur la budgétisation des reportages, la journaliste vedette de ABC World News préfère ne pas savoir ce que coûte un reportage. «  Il ne faut jamais dire qu’on ne peut pas réaliser un reportage faute d’argent » ajoute-elle. Diane s’est dit fascinée par ailleurs par la beauté expressive des visages Massaï d’Afrique de l’Est.

Du président George W Bush au meurtrier Charles Manson en passant par des hommes ou femmes politiques comme Robert Mac Namara ou Nancy Pelosi ou encore des artistes vedettes comme Whitney Houston, Diane a fait le tour des fortes têtes. Mais s’il ne lui restait qu’une dernière interview à réaliser, elle la réserverait certainement au Pape actuel Benoît 16. Après une bonne heure passée à répondre aux questions de Mavin, pour terminer, Diane s’est prêtée au jeu des questions –réponses du public. La question d’un étudiant du George Washington University sur la couverture des tragédies assombrie le visage de Diane. Dans ce type de reportage, tout te rabaisse le moral dit-elle avant d’ajouter « qu’il s’agit au reporter de remonter la pente ».  Et c’est à ce moment que l’on qu’on revient sur terre avec ses tristes réalité comme en Biélorussie, l’une des dernières dictature européenne.


Des nouvelles de Iryna Khalip
Natalia Kaliada, Directrice du Belarus Free Theatre, s’est confiée à nous, interpellant les Etats-Unis à agir pour son délivrer son pays du régime dictatorial de Lukashenko, au pouvoir depuis 1994.

Agnes Taile: Avez-vous des nouvelles de Irina?

Nathalia Kaliada:  J’ai reçu quelques nouvelles venant des ses parents et il leur est pratiquement interdit de partager ce type d’information au risque de la voir reincarcérée. Elle est en résidence surveillée 24 h sur 24 par des agents du KGB qui rodent autour de son apartement. Elle n’a même pas le droit de se mettre à la fenêtre. Il lui est impossible d’utiliser internet même pas pour regarder un film en dehors de ceux fournis par le KGB. Son fils de trois ans est tout le temps sous la garde des agents du KGB et son époux, candidat à la dernière élection présidentielle, est toujours en prison. Les deux encourent 15 années de prison ferme.  Et récemment , Lukashenko, le dictateur, depuis l’Europe a dit qu’elle était son ennemie.

Agnès Taile : On vous a entendu lancer un appel aux journalistes américains Que leur demandez-vous concrètement?

Nathalia Kaliada:  Nous leur demandons de se tenir auprès de leur collègues journalistes qui sont en ce moment en prison. En fait, il ne s’agit pas seulement aux côtés de leurs collègues journalistes mais aussi auprès de tout le people qui est en danger. Par exemple aujourd’hui, Kaddhaffi est en train de tuer son propre peuple et se bat contre les pays démocratiques. Donc ce n’est pas seulement dangereux pour les populations mais pour le monde entier. Il faut donc regarder de près ces dictateurs qui existent en Europe.

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